Le plan initial du programme fixait chaque plantation au mois près, jusqu’en 2030. Dès la première année, la réalité s’en écarte : des aires sont prêtes plus tôt, d’autres plus tard, et une rupture d’approvisionnement décale une partie de la vague 2. Le plan ne sert plus à piloter. Il sert à mesurer l’écart. Avant d’aller plus loin, ce qu’il vous faut en main. Votre carnet de bord, celui du Module 12 : chaque pause de la vidéo y a son cadre. Le livre Boussole, ouvert au chapitre 12. Et votre espace compagnon, BSL-12, sur ProGera. Et votre plan de travail : sert-il encore à piloter, ou seulement à mesurer l’écart ? Mettez la vidéo en pause, et notez votre réponse dans votre carnet. Votre contrat pour ce module. Traduire les quatre valeurs du manifeste agile pour un projet de développement ou humanitaire. Mettre en place et animer un tableau Kanban, pour voir le travail et en gérer le flux. Conduire une itération courte : planification, point quotidien, revue et rétrospective. Et ajuster le chemin sans perdre la redevabilité envers les bailleurs et les communautés. L’agilité n’est pas l’absence de plan. Elle remplace la discipline rigide de l’adhésion au plan par une discipline plus exigeante : apprendre sans cesse, et s’ajuster avec courage. Objectif de l’épisode : traduire les quatre valeurs agiles pour notre secteur. La gestion de projet classique suit un paradigme : prédire et contrôler. On planifie tout en amont, puis on suit le plan. L’agilité en propose un autre…