Le registre des risques du programme existe : un tableur de dix lignes, rempli au lancement, et jamais rouvert. Quand les données de santé publique arrivent avec un trimestre de retard, personne ne sait que ce risque était inscrit, ni quelle parade avait été prévue. Avant d’aller plus loin, ce qu’il vous faut en main. Votre carnet de bord, celui du Module 15 : chaque pause de la vidéo y a son cadre. Le livre Boussole, ouvert au chapitre 15. Et votre espace compagnon, BSL-15, sur ProGera. Quand votre registre des risques a-t-il été ouvert pour la dernière fois, et par qui ? Mettez la vidéo en pause, et notez votre réponse dans votre carnet. Votre contrat pour ce module. Concevoir un registre utile, en distinguant les champs essentiels des champs avancés. Décrire un risque en trois temps : la cause, l’événement, la conséquence. Animer la revue des risques, centrée sur la décision. Et relier chaque risque à un déclencheur, pour réagir à temps. Un registre statique est pire que pas de registre : il donne une fausse impression de contrôle. Le registre vivant n’est pas le rapport d’autopsie du projet. C’est son bulletin de santé, en continu. Objectif de l’épisode : concevoir un registre utile, champ par champ. Un registre n’est pas une liste : c’est une base de données, dont chaque champ sert une décision. Un identifiant et une date, pour suivre le risque dans le temps. La description : le champ le plus important. Une catégorie, pour regrouper et analyser. La probabilité et…